Une fleur brillante

Par défaut

« On donne toujours volontiers ce dont on a le plus grand besoin soi-même ».

Oscar Wilde est un bon. Il sait écrire et ça m’a fait relativiser…

J’ai commencé Le Portrait de Dorian Gray hier, je me suis foutu sur un banc au jardin des Plantes et puis malgré le froid recouvrant mes épaules j’ai enchaîné les chapitres. J’ai noté des passages, j’ai déplié les vieux coins racornis de cette vieille édition, j’ai fait glisser les feuilles le long de mes doigts en les tournant doucement pour ne pas être interrompu à chaque fin de page, je me suis interrogé sur le mot « toujours » et sur l’importance de la beauté dans la société. Je me suis perdu en pleine époque victorienne, j’ai assisté à des receptions en pensées, je me suis baladé dans le quartier de Whitechapel avec un peu d’imagination et je me suis transporté dans un salon surplombé d’un portrait charmeur.

Ce texte – que je n’ai pas encore fini – va devenir mon texte. Je n’en prends pas l’entière acquisition, j’en veux juste une partie pour lui laisser une place importante. Je ne laisse pas souvent des places importantes aux choses dans ma vie, il en va de même pour les personnes. Mais ça arrive, certaines personnes ont une place importante dans ma vie au point de la changer définitivement si leur départ survient, et certains objets me changent d’abord par leur présence tout comme ce livre.

Après avoir lu une partie de l’oeuvre d’Oscar Wilde, je me suis dit que j’écrivais mal, vraiment mal. J’ai voulu supprimer tous les articles de mon blog qui ne me plaisent pas, et il y en a beaucoup. On m’a dissuadé de le faire. Alors j’ai voulu lui montrer à Oscar, que moi aussi je savais écrire; j’ai re-ouvert mon « semi-roman », et j’ai écrit. J’ai voulu être original, montrer que je pouvais faire transparaitre des choses intéressantes avec des mots, alors je me suis donné le défi de mettre sur papier l’intérieur de la tête d’un homme qui pense, un homme comme moi. Alors son histoire a continué à cet homme. Je sais comment elle va se finir, je sais que j’aimerais faire éditer ce texte pour le faire lire au monde, comme M. Wilde l’a fait. Mais ce que je ne sais pas c’est de combien de mots cette histoire sera dotée, de combien de temps elle prendra à être accomplie, de savoir quand je serais satisfait du message passé et du moment où je penserais pouvoir changer quelqu’un avec mon récit tout comme celui de la vie de Dorian Gray l’a fait pour moi.

Allez Bisou

Publicités

Une réflexion sur “Une fleur brillante

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s