Un éclair peureux

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Vous savez, quand j’ai commencé à écrire ici j’ai pensé que rien ne pouvais altérer ce que j’avais envie de dire, ce que je voulais exprimer dans cet espace « personnel » qu’est le mien. C’était le principe de ce blog : ne pas écrire mes articles pour les personnes qui pourraient les lire; mais les écrire pour moi et pour ce qu’ils représentaient à mes yeux (les articles). Pour pouvoir exorciser certaines choses qui n’auraient pu l’être autrement que par écrit, et pour donner une visibilité à tout ça afin que, malgré leur exorcisme, ils ne soient pas oubliés.
Et puis j’ai rencontré certaines personne au cours de cette épopée, de cette quête et de cette aventure du blog. Ces personnes ont de plus en plus influencé mes articles. Je n’étais plus totalement maître de mes mots.
Au début de cette période, je ne m’en rendais pas du tout compte. Enfin, partiellement. Je continuais d’écrire mes lignes, mais je réfléchissais tout de même à ce que certains passages pourraient évoquer chez des personnes précises de mon entourage. Mais je m’étais engagé à ne toujours retoucher aucun mot. Ça devenait une liberté avec une limite. Un peu comme l’univers, comme l’espace : une étendue infinie mais dans un milieu fermé.(Enfin d’après ce qu’on m’a appris)
Et petit à petit j’ai mis plus d’espace temporel entre chaque publication. Je réfléchissais plus longtemps aux idées de sujets qui me venaient à l’esprit. Mais pas dans le bon sens du terme, pas dans le sens de la qualité. J’y réfléchissais avant de les écrire et après les avoir écrit. Si bien que j’en ai déjà plusieurs de rédigés en attente mais qui ne verront sûrement jamais le jour. Pourquoi ça ? Parce que je ne voulais pas susciter certaines émotions chez certaines personnes. Je ne voulais pas être l’évocateur de pensées, et que dans ces pensées apparaisse l’idée que je puisse écrire certaines chose avec le but de cibler des gens et de les attaquer personnellement. Parce que c’est faux.
C’est triste un peu. Je me suis mis à avoir peur du regard des autres dans le seul endroit qui me préservait de cette peur. Cet endroit n’est plus libre, il est tout autant la prison de mon esprit que l’est mon esprit lui même avec ses conceptions mentales. Alors j’ai commencé à transvaser cette liberté dans un de mes carnets. Au fur et à mesure c’est à lui de devenir le reflet sans limite de mes pensées, avec le partage interdit et la visibilité inexistante que je lui ai attaché.
Ce blog ne sera plus jamais le même. Je suis vraiment désolé. Autant pour moi que pour vous. Je ferais de mon mieux pour dire le maximum, mais je ne peux rien promettre puisque tout ce qui se fait ici n’est jamais vraiment prévu à l’avance.
Mais je n’abandonnerais pas ce blog, parce qu’il reste tout de même mon endroit. Une prison qui exclue certains message ? Oui. Mais c’est ma prison, et en tant que seul prisonnier, j’y ai quand même une part de pouvoir, et cette part je ne la céderais pas.

Allez Bisou

Un passeur lumineux

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« Comment ça t’es fatigué ? C’est simple d’être fatigué. Plus simple que de se sentir reposé. C’est vrai que c’est difficile de fournir des efforts, même quand c’est pour sa propre vie. Mais elle passe ta vie, quelle idée de la vivre en étant fatigué. Et puis fatigué de quoi ? De tout ? Impossible. Tu te fatigues tout seul. Tu es fatigant. Il serait temps de t’en rendre compte. Tu sais de quoi il faudrait te rendre compte aussi ? De la chance que t’as. Enfin la chance… La fortune, le sort. Que dis-je, le hasard ! Mais ce n’en est pas. C’est jamais du hasard, tout est un effet d’une cause, une solution à un problème et la finalité d’une suite d’événements. Tu es la fin d’un enchaînement d’actions passées. Tu n’en étais pas maître, mais elles n’étaient pas fruit du destin, celui au goût amère qui, avec du temps et de l’apprivoisement devient le nectar le plus sucré, et le meilleur des souvenirs. Tu vois cette personne là-bas ? C’est elle qui devrait vivre ton bonheur. Car toi tu ne te rends pas compte de l’immensité que tu possèdes au fond de toi. Vis nom de Dieu ! Mange ! Prie ! Baise ! Aime ! Et ne te lamente plus de ce que tu détiens. Car si même toi, dans ton infinie fatigue, n’a pas daigné ne serait-ce qu’entrevoir ce qui se passe de bien dans le complet de ton existence, qui d’autre le pourrait ? Tous ne peuvent en ressortir seulement ce que tu leur en ressors : des paroles. Qui sont-ils pour douter de leur véracité ? Ta famille ? Tes amis ? Peu importe. Donne toi de l’importance. Accepte la chance contrôlée que tu possèdes et vis pleinement, avec toute l’énergie dont tu peux jouir, celle qui te hante mais ne t’atteint pas. Laisse la te posséder à son tour. »

 

 

 

 

 

 

PS : Oui des fois j’aime bien m’engueuler tout seul.

Allez Bisou

Une fleur brillante

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« On donne toujours volontiers ce dont on a le plus grand besoin soi-même ».

Oscar Wilde est un bon. Il sait écrire et ça m’a fait relativiser…

J’ai commencé Le Portrait de Dorian Gray hier, je me suis foutu sur un banc au jardin des Plantes et puis malgré le froid recouvrant mes épaules j’ai enchaîné les chapitres. J’ai noté des passages, j’ai déplié les vieux coins racornis de cette vieille édition, j’ai fait glisser les feuilles le long de mes doigts en les tournant doucement pour ne pas être interrompu à chaque fin de page, je me suis interrogé sur le mot « toujours » et sur l’importance de la beauté dans la société. Je me suis perdu en pleine époque victorienne, j’ai assisté à des receptions en pensées, je me suis baladé dans le quartier de Whitechapel avec un peu d’imagination et je me suis transporté dans un salon surplombé d’un portrait charmeur.

Ce texte – que je n’ai pas encore fini – va devenir mon texte. Je n’en prends pas l’entière acquisition, j’en veux juste une partie pour lui laisser une place importante. Je ne laisse pas souvent des places importantes aux choses dans ma vie, il en va de même pour les personnes. Mais ça arrive, certaines personnes ont une place importante dans ma vie au point de la changer définitivement si leur départ survient, et certains objets me changent d’abord par leur présence tout comme ce livre.

Après avoir lu une partie de l’oeuvre d’Oscar Wilde, je me suis dit que j’écrivais mal, vraiment mal. J’ai voulu supprimer tous les articles de mon blog qui ne me plaisent pas, et il y en a beaucoup. On m’a dissuadé de le faire. Alors j’ai voulu lui montrer à Oscar, que moi aussi je savais écrire; j’ai re-ouvert mon « semi-roman », et j’ai écrit. J’ai voulu être original, montrer que je pouvais faire transparaitre des choses intéressantes avec des mots, alors je me suis donné le défi de mettre sur papier l’intérieur de la tête d’un homme qui pense, un homme comme moi. Alors son histoire a continué à cet homme. Je sais comment elle va se finir, je sais que j’aimerais faire éditer ce texte pour le faire lire au monde, comme M. Wilde l’a fait. Mais ce que je ne sais pas c’est de combien de mots cette histoire sera dotée, de combien de temps elle prendra à être accomplie, de savoir quand je serais satisfait du message passé et du moment où je penserais pouvoir changer quelqu’un avec mon récit tout comme celui de la vie de Dorian Gray l’a fait pour moi.

Allez Bisou

Un roi frigorifié

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Y a un truc auquel je pense souvent. Et je suis quasiment sûr que tout le monde a déjà pensé à ça, c’est pourquoi je vais en parler à votre place (ne m’en voulez pas). Oui à la place de toi qui lis ça aussi, sauf si t’as jamais pensé à ce que j’ai écrit dans le paragraphe suivant, auquel cas oublie cette phrase.

Je me dis seulement que, on ne peut pas savoir le nombre de choses à côté desquelles on est passé dans une vie et ce, ayant des causes indépendantes de notre volonté.
Peut être que si j’avais commencé le lancer de poids je serais un jour devenu le plus jeune champion du monde, si ça se trouve j’aurais pu trouve un remède au sida en faisant des études au Canada (pourquoi le Canada ? Aucune idée.). Bien sûr ces « suppositions » sont extrêmes, quasiment, certainement impossibles à vérifier.
Mais on peut trouver un registre plus proche, plus présent, et c’est celui qui m’embête le plus. Parce qu’il demande beaucoup moins d’efforts que ceux dans la lignée des précédents dont j’ai parlé. En fait ils me frustrent. Je ne me dis pas souvent que vivre dans un autre pays ou avec une autre activité sportive m’aurait apporté une vie meilleure, je me dis, et je me frustre, en me demandant quel geste, quelle action, quelle phrase j’ai manqué pour donner à ma vie le tournant qui lui fallait. Vous savez, vous voyez quelqu’un dans la rue et là vous vous dites que peut être c’est l’homme ou la femme de votre vie. Mais vous n’en savez rien, ça restera un(e) passant(e) pour toujours et personne ne peut s’en vouloir parce que c’est ainsi, personne ne peut le savoir et c’est mieux comme ça. Je sais que je n’aimerais pas avoir à choisir les personnes que je rencontre simplement en fonction de ce qu’elles peuvent m’apporter, tout simplement parce que ça ne me plairait pas qu’on me le fasse.
C’est pas tant les actes et les paroles qui peuvent vraiment influencer notre vie, ce sont les gens que l’on rencontre au cours de celle-ci. C’est pourquoi je me demande souvent combien de personnes inconnues auraient eu un impact positif dans ma vie, si j’osais un peu plus parler aux gens que je ne connais pas.

On a pas le temps dans une vie de tout essayer avec tout le monde, alors au final, on prend les échantillons qu’on nous propose et on espère qu’ils nous garantissent une utilisation à vie.

Allez Bisou

Une poule de cristal

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Le petit Jérémy passait sa petite vie de poussin tranquillement. Autant vous dire qu’avec un corps composé d’une matière semblable au latex et des pieds en plastique moulé, la vie n’était pas trépidante.
Cependant il contemplait, se renseignait sur la pièce qu’il avait connu pendant presque tout sa vie et se posait quelques questions, n’ayant aucun rapport avec son environnement, plutôt sur lui même. Pourquoi cette grande chose lui faisait violence ? Était-ce mérité ? Il se dit que c’était ptet ça de vivre. Même si il n’expliquait toujours pas les lueurs magnifiques et colorées qui s’échappaient de son thorax à chaque coup reçu. Il se dit que c’était ptet ça de vivre. Et si les coups reçus n’étaient là que pour faire ressortir le plus beau de lui même ? Il ne connaissait rien d’autre, seulement une soumission impossible à contrer, un abus à chaque fois qu’on lui portait de l’attention. Et si il existait autre chose ? Et si c’était possible de faire apparaître cette magnifique lueur colorée autrement ? Il réfléchit, longtemps, intensément, utilisait tout son temps seul à trouver une manière différente de briller joliment. Evidemment, avec le nombre de minutes absolument indécent dont il était pourvu, il trouva. Et si cette lueur apparaissait lorsque qu’une attention m’était portée, accompagnée d’une quelconque pression sur mon corps ? Comment sinon ? Et c’est à ce moment qu’il se mit à espérer, à attendre l’aide extérieure dont il avait besoin maintenant qu’il avait fait tout ce qu’il pouvait en réfléchissant. Tout ce qu’il lui fallait c’était une tendre pression tout autour de lui, une étreinte douce qui permettrait de faire apparaître ce qu’il y a de plus beau en lui. De l’attention passionnée sans violence, pour permettre à ce petit oiseau d’être le plus beau pour toujours.

Allez Bisou

Une déesse violette

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Tout à l’heure j’ai été me balader (jugez pas), et j’ai fait une sorte de pèlerinage. Enfin moi je le vois comme ça, même si je ne m’en suis rendu compte qu’après coup.
J’ai marché pendant 10 minutes, j’ai rencontré un banc. Mon préféré, disons que j’étais familier avec ce banc même si j’étais pas retourné à cet endroit depuis pas mal de temps. Et puis je me suis assis, j’ai enlevé mon casque et éteint mon mp3. Et au milieu de cette forêt j’ai fermé les yeux et j’ai attendu, j’ai entendu, et j’ai passé beaucoup de choses en revue pendant une petite demi-heure.
C’était bien parce que je suis sorti de mon plein gré, je ne me suis presque pas forcé (forcément un peu, faut pas déconner non plus). Mais ça m’a fait du bien, à tel point que j’étais prêt à y rester toute l’après midi. M’enfin bon, la réalité m’a rattrapé et j’ai dû faire le chemin du retour, dont la première partie s’est passé dans le quasi même état moral que sur ce banc. Ensuite je suis revenu en ville alors le charme idyllique et les bruits de la nature n’étaient plus vraiment présents. Donc j’ai remis mon casque.

Tout ça pour dire que sortir de ma zone de confort de devant mon PC pour aller apprécier ce qui n’est que « vrai », « naturel » et « réel » m’a fait beaucoup de bien.
J’irais rendre visite à ce banc en face du lac au milieu de la forêt plus souvent.

Allez Bisou

Une plante malingre

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Hey.

Oui je sais ça fait pas mal de temps que pas d’article toussa toussa (*cough* *cough*). Mais je ressentais pas l’envie d’écrire ici. Maintenant un peu plus depuis que j’ai commencé à taper.

Je me posais une question.
On sait que l’homme est matérialiste, en globalité je veux dire. Attention je veux pas rentrer non plus dans un débat là dessus, je dis seulement ce que je pense et je pense que l’homme est de nature matérialiste.
On en vient à la question. Sommes-nous plus matérialistes « enfants » que passé l’âge de la majorité (pour donner une base) ? Je pense que oui. Ce qui veut dire que pour les personnes qui arrivent à s’affranchir de tout ça, ce n’est venu que plus tard à force de réflexions.
Je sais que moi même j’étais très matérialiste étant enfant. J’aimais avoir des figurines articulées, comme tous les enfants me direz-vous. Sauf que je ne jouais pas, enfin je n’ai jamais joué avec des petits personnages à faire des histoires etc… J’aimais avoir ces jouets personnages parce que mes copains en avaient, parce que j’en avait vu à la télé et parce que je ne me voyais pas demander autre chose comme cadeau. J’avais donc des jouets comme les autres enfants (je fais dans la globalité), j’étais content d’en avoir, à chaque fois des nouveaux, j’avais des préférés, mais ils ne me servaient pas. Je me baladais avec, mais ils ne remplissaient pas leur tâche. Je ne dis pas que j’étais un gosse pourri gâté au point d’avoir tout ce que je voulais et donc me lassait, je dis seulement que je m’intéressait davantage à ce qu’on m’offrait de matériel étant enfant plutôt que ce qu’on pouvait m’offrir d’autre. Et ne je pense quasiment pas me tromper en transposant ça à vous.
On naît matérialiste, on peut le rester, mais ce n’est que plus tard que ça peut changer.

Beaucoup de personnes vont trouver à redire sur cet article. Je suis d’accord. Ce n’est pas le mieux écrit, ni le plus intéressant mais j’en suis conscient. Je ne savais pas quoi dire d’autre et je n’ai même pas réussi à bien l’écrire je trouve. Il y aurait plus à développer et je pourrais le faire pourtant.

Allez Bisou